Dans la revue Planète Gaïa

n° 17 juillet-aout 2014

notre article sur

  "La magie, c'est quoi ?"

 

La magie, c'est quoi ?

 

Il serait presque vain de définir la magie : ne perdrait-elle pas un peu de son essence, de... sa magie ? De la fascination qu'elle exerce de tous temps sur les petits et les grands. Magie et initiation cheminent de pair dans la cosmogonie des phénomènes qui régissent le monde. Tous les grands magiciens et alchimistes, tels Albert le Grand, Nicolas Flamel, le Comte St Germain, nous l'ont confirmé au fil des âges.

 

Loin d'être un tour de prestidigitateur, la magie est un acte très spécial, au cours duquel on fait s'interpénétrer les mondes visibles et invisibles. Le magiste (tel que se définissait l'homme qui nous a initiés "aux Anges") appelle une énergie particulière et l'ancre dans le monde matériel afin d'influencer celui-ci de façon certaine. Ce n'est pas une prière, par laquelle on demande aux êtres de "l'autre monde" de nous aider ; c'est un acte de collaboration qui engage, à parts égales, l'officiant et les entités appelées, jusqu'à obtention d'un résultat. La magie oblige à un engagement et une fidélité réciproques inaliénables. Le "pouvoir" du magiste de se faire entendre des "forces occultes" et de les mettre en action ne peut s'acquérir que par initiation, c'est-à-dire une suite d'épreuves avec validation finale. Cette initiation engage le moi humain, mais aussi l'âme de la personne. Il est donc immensément important de bien choisir les êtres avec qui l'on veut collaborer !

 

Lors d'un acte de magie, on ancre le monde des énergies dans le monde incarné. On ouvre alors une porte qui permet à ces énergies d'entrer dans notre vie quotidienne, de rayonner en permanence par cette ouverture et d'influencer le monde matériel. Ce, jusqu'à son éventuelle fermeture par un autre acte magique.  Ainsi agissent certaines icônes, les talismans, "gris-gris", parchemins spéciaux, bâtons de pouvoir... Chacun de ces objets "chargés" d'une énergie spéciale en est passé par un rituel au cours duquel le magiste fait pénétrer cette énergie dans la matière et ouvre le canal par lequel celle-ci coule en parmanence et se diffuse aux alentours pour toucher tous ceux qui passent à sa portée. Ce rituel est, systématiquement, accompagné de paroles, de chants ou de musique. Pourquoi ce dernier point ? Simplement car le son est l'élément le plus éthéré du monde matériel, en même temps que le plus dense des mondes éthérés. Le son est le point d'intersection de ces deux mondes. Il leur appartient par chacune de leurs extrémités. Et comme chacun sait, les extrêmes se touchent ! Le son est l'outil qui permet au magiste de sceller le pacte de collaboration entre les deux mondes. Au commencement, était le son...

 

Polarités féminine et masculine, composantes alchimiques.

 

Il est intéressant de voir en ce moment fleurir, ou plutôt apparaître, le mot "magie" dans nombre de publicités. Les publicitaires ont bien compris que, plus que du produit proposé, c'est bien de magie dont a besoin notre monde endormi. Endormi, telle la belle au bois dormant, attendant du souffle solaire le réveil de son énergie terrestre. Car pour faire oeuvre magique, en alchimie, la combinaison des deux polarités est esentielle : le souffre symbolisant le soleil d'essence masculine et le mercure symbolisant la lune d'essence féminine.

 

Lorsque nous jouons de nos instruments lors d'un Mandala Sonore ou d'un concert, Nous ressentons pleinement que nos deux polarités féminine et masculine participent de l'énergie qui permet l'harmonisation de celles des auditeurs et auditrices. Plus nous explorons nos creusets, plus nous oeuvrons à une plus grande réconciliation, plus nous mélangeons nos polarités en conscience et plus la magie opère. Car plus n ous nous situons en résonnance avec l'ordonnancement cosmique et ses deux forces constitutives, féminine et masculine.

 

Les instruments de musique, vecteurs de magie...

 

Si le son est l'outil incontournable du magiste, la musique en est une voie. Pas n'importe quelle musique, bien sûr : celle-ci doit être de l'ordre de la prière, ou plutôt de l'invocation rituellique. On ne joue pas de la même façon en concert, dans une fête ou au cours d'un rituel. L'instrumentiste doit se laisser pénétrer par "autre chose", son corps devient lui-même objet magique, "gris-gris", talisman, icône vivante. C'est la condition pour que l'énergie appelée passe à travers le corps humain, puis par celui de l'instrument. Pour jouer une "musique magique", l'instrumentiste doit s'engager en tant qu'objet magique, il doit devenir un objet magique vivant.

 

Quant à l'instrument de musique, il doit lui aussi être investi en tant qu'objet magique. Au cours d'un rituel, on le "connecte" à telle ou telle partie des mondes subtils qui lui donnera la possibilité d'action nécessaire pour agir sur le monde matériel et le transformer. N'importe quel instrument peut être investi de ce "pouvoir". C'est l'intention que partagent l'instrumentiste et le magiste qui importe, sans jamais négliger l'acceptation de l'instrument lui-meme à entrer dans cette démarche. L'instrument, ainsi magnifié, peut recevoir et transmettre les énergies, accueillir et propulser comme un tremplin les entités des mondes subtils auxquelles il est relié. La musique jouée peut alors être qualifiée de magique.

 

Chacun de nos instruments est une sorte de baguette magique. Il a été chargé de mille aventures et connections fantastiques avec les esprits et les éléments. Le wara, grand tambour chamanique, a rencontré et intégré les énergies du petit peuple, de l'orage, du soleil, du vent, du feu, mais aussi de la danse lors de quêtes de vision, de cérémonies du feu et a reçu la bénédiction d'un grand sage éveillé.  Tout cela malaxé pour offrir à chaque coup de mailloche une reconnexion quasi-instantanée à Gaïa et aux esprits de la danse. Quant aux vaisseaux de cristal, ils nous plongent directement dans le grand océan primordial, ou... nous élèvent à la musique des sphères ! Pour permettre cette extase, Arundhati a créé un pacte de respect, de transformation et de purification avec l'esprit du cristal. Vasistha, lui, a scellé une alliance de fraternité de droiture avec l'esprit des Peuples Premiers et avec la Terre-Mère, qui animent le didgeridoo, corne d'abondance, à travers laquelle peut couler avec générosité la puissance de Gaïa. Le gong, alliage alchimique par nature, rayonne l'esprit du soleil et invite à se hisser hors du chaos et à chaque battement explose les cuirasses un peu plus afin de faire s'éveiller à l'amour.

 

Pour que cette symphonie fantastique ne soit pas celle d'apprentis-sorciers, il est important de conjuguer ces prodiges au pouvoir de l'intention.  Une intention pure, aimante et désintéressée est sans aucun doute le gage d'actes magiques réussis. Nous avons donc à notre portée tous ces ingrédients. Ajoutés à cela, une pincée d'humilité, un zeste de maîtrise de l'égo et il sortira de l'athanor musical un fabuleux mais bien concret enchantement.

 

Une musique magique.

 

Le son possède par lui-même un grand pouvoir. Toute onde sonore touche notre corps, nos organes, nos viscères. Tout son émis éveille nos sens physiques, bouleverse nos rythmes biologiques, active nos sentiments, nos émotions. Une suite de sons organisés (c'est la définition de la musique) met en mouvement l'ensemble de notre être. Celui-ci se réorganise alors pour vibrer au rythme et à l'harmonie de cette musique. L'effet de cette réorganisation est plus ou moins profond et dure plus ou moins longtemps. Suivant l'impact que nous voulons avoir sur l'auditeur, nous choisissons telle ou telle sorte de musique. Cela permet de comprendre pourquoi les pouvoirs économique et politique "matraquent" certaines modes musicales, pour déstructurer les énergies de la population, abêtir celle-ci et la rendre d'autant plus esclave. A contrario, n ous comprenons comment le choix d'un instrument et d'un système musical approprié peuvent aider quelqu'un dans une démarche de guérison, par exemple harmoniser les énergies du foie, lié symboliquement à la colère. L'usage du son peut être effectivement très complémentaire à toute forme de thérapie.

 

De plus, si cette musique est jouée par un "musicien-magiste", utilisant un isntrument "chargé magiquement", l'effet est démultiplié. A l'impact de l'onde vibratoire sonore, s'ajoute l'action des êtres des mondes subtils que la musique appelle et auxquels on demande d'oeuvrer de concert (c'est le cas de le dire !). Tout le temps que dure cette musique, une action très forte d'harmonisation et d'équilibrage est en mouvement. Les êtres des mondes invisibles s'activent et leur pouvoir va bien au-delà de celui du musicien. Les énergies qu'ils apportent s'imprègnent très profondément en l'auditeur. La force de vie de celui-ci se remet à circuler et inonde se parties "malades", ou plutôt déséquilibrées et désorganisées. Si l'auditeur joint son intention à celle du musicien-magiste et celle des êtres de guérison de "l'autre monde", son état peut évoluer vers un mieux-être, voire un bien-être retrouvé.

 

Voyages dans les autres ondes..

 

A l'aide de techniques très simples et reliées à la nouvelle énergie sur Terre, nous emmenons les participants à nos Mandalas Sonores dans des états de conscience différents, qui ouvrent la porte à tous les possibles. Telle personne reprend contact avec son animal-totem et retrouve -enfin ! - les qualités de celui-ci dans son corps humain. Ce qui peut être très impresionnant : avez-vous vu un visage devenir félin, des bras se mettre à battre comme les ailes d'un aigle ou d'un hibou ? Le thorax, le ventre d'un homme se sont-ils déjà mis à bouger devant vous comme ceux d'un dauphin ? C'est la force de l'animal-totem qui se remet à couler dans les veines humaines, telle une lave incandescente et sublime.  Des retrouvailles comme celles-ci ne s'éteignent plus jamais chez celle ou celui qui les a vécues. C'est une puissance qui reste active jusqu'à la mort physique... et au-delà ?

 

Telle autre personne, dans son "voyage" dans les mondes subtils, s'enfonce dans la terre, jusqu'au centre en fusion, se purifie dans le feu du coeur de la planète, puis nage au fond des océans le temps d'équilibrer l'élément feu avec l'élément eau, avant de ressortir au grand air, toute neuve, pour une seconde naissance et une nouvelle vie. Ce peut être aussi la rencontre avec un ancêtre, un long face à face au cours duquel celui-ci transmet, par la parole, la télépathie ou transfert d'énergie, un enseignement, une prise de conscience. Ou bien cet ancêtre partage une énergie particulière avec son descendant, celui-ci en ayant besoin pour avancer mieux dans sa vie quotidienne. .. Mais que dire de cet autre participant, qui se retrouve à l'état minéral, puis végétal, pouis animal et enfin... australopithèque ? Il refait, en l'espace de 1h1/2, le chemin d'évolution qui a été le sien au cours de ces derniers millions d'années, peut-être milliards d'années. Réactiver cette conscience, par le ressenti, permet, là aussi, un nouveau départ dans la vie quotidienne. Nous gardons en mémoire cette aventure qu'a vécue Mathilde, lorsqu'elle s'est retrouvée, minuscule, parmi les cellules du cancer d'un de ses amis proches, à leur parler, leur enseigner ce qu'est le respect, l'amour, la lumière... Imaginez l'étonnement de ces cellules, à qui personne ne s'était encore adressé et qui poussaient comme ce qu'on appelle les "enfants-sauvages" ou les "enfants-loups" ! Comme quoi il est possible d'apporter la conscience jusque dans les endroits les plus insolites.

 

Lorsque, par une technique appropriée, on entre dans les univers dits "parallèles", tout devient possible. Les lois de vie y sont sensiblement différentes de celles du monde incarné. Et tout y va bien plus vite ! On y réorganise ce qui est nécessaire, on y change la vibration de nos différents corps, en faisont usage de notre volonté et de notre conscience spirituelles.

 

Puis, et là est le seuil à franchir, nous revenons à l'état d'éveil, l'état "normal", celui de tous les jours. C'est un seuil car, en adoptant l'attitude juste, nous rapportons dans la matière tous ces changements, toutes ces conscientisations, toutes ces transformations opérées dans les mondes subtils. C'est un seuil car, lorsque nous arrivons à cela, c'est tout notre système énergétique qui en sort remodelé. Notre univers émotionnel en devient différent, donc notre relation aux autres, à la société. Notre inconscient en est lui-même restructuré, son impact sur notre quotidien amoindri. Nous sommes libérés de certaines névroses, de certaines empreintes du passé. Là est la magie de ce genre de musique : on utilise le pouvoir du son pour transformer la matière. Nous nous servons du pouvoir des instruments "chargés" magiquement et de leur capacité à être véhicules d'entités de guérison des mondes invisibles, pour donner aux atomes, aux cellules, une autre vibration. La musique magique agit sur l'état de la matière et la fait devenir autre. C'et là oeuvre magique par excellence.

 

Surtout, surtout, nous avons pulvérisé une conception de la vie inculquée par la société à grands coups de bourrages de crâne, de discours moralisateurs... Nous retrouvons le vécu  de notre dimension spirituelle, celle que l'on a cherché à nous faire oublier. Nous retrouvons notre pouvoir intérieur, notre pouvoir de transformation, celui qui peut tout changer. Quel danger pour les décideurs de ce monde ! Nous retrouvons lors de ces "voyages" le opuvoir de créer la vie, de nous affrnchir de tout esclavage !

 

Et le son dans le futur ?

 

Le son est une onde, la matière en est une aussi (la physique quantique nous le rappelle gentiment chaque jour...). C'est pourquoi l'une peut influencer l'autre. La "lenteur" de l'onde/matière rend celle-ci pataude et pleine d'inertie. C'est pourquoi les guérisons physiques sont souvent lentes quelles que soient les techniques thérapeutiques. Mais chacun sait que le taux vibratoire de la planète change et augmente au fil des ans. C'est d'ailleurs ce qui permet à de plus en plus d'humains de se mettre en relation avec les êtres des mondes subtils (fées, gnomes, ancêtres, entités...). Notre monde matériel s'élève à une autre dimension et les mondes visible et invisible s'interpénètrent de plus en plus. En conséquence, le son va pouvoir, à l'avenir, toucher la matière et agir sur celle-ci avec encore plus de facilité et d'efficacité. Plus le son sera associé aux techniques thérapeutiques, plus celles-ci seront efficientes. Jusqu'au moment où le son redeviendra par lui-même une thérapie à part entière, comme il l'était dans les civilisations traditionnelles. Dans un monde holistique, tous les aspects de la vie quotidienne s'influenceront mutuellement. La musique vivante (non enregistrée) jouera à plein sa fonction d'unificatrice et d'harmonisatrice du tissu social, autant qu'elle aidera les individus dans leur santé et leur réalisation intérieure.

 

"La cendre éteinte, la fumé évaporée,

L'action du feu est envore visible.

De même,

La musique éteinte, la vibration évaporée,

L'action du son est toujours présente."

 

Arundhati et Vasistha.

 

 

 

La vérité suprême est au-dedans comme au-dehors, dans le mobile

comme dans l'immobile...

               Bhagavad-Gîta

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